Gestion de projet:Dipl.Arch. (FH) Claudia Greussing Budget des coûts:Bmst. Gerold Hämmerle Direction des travaux: Ernst Pfeifer Planification de structure: merz kaufmann partner GmbH, Dornbirn Planification Chauffage Ventilation Sanitaire: Walter Ingenieure GmbH Planification électrique: Walter Ingenieure GmbH
Depuis près de 100 ans un refuge était dressé ici en un endroit très exposé au dessus du lac de barrage « Schlegeisspeicher », face aux glaciers et sommets des Alpes du Zillertal. Comme il n’était plus possible de rénover ce bâtiment ancien, on décida en 2005 de le construire à neuf.
L’agence Kaufmann gagnèrent le concours d’architecture avec la devise : « l’innovation par la simplicité ». Hermann Kaufmann : « Construire à cette hauteur était, et est toujours d’abord une question de transport. Le vieux refuge était bâti avec les pierres des alentours, les gros transports depuis la vallée étaient autrefois impossibles, et l’ouvrage maçonné était laborieux mais moins cher. Les moyens de transport modernes comme l’hélicoptère ont inversé cela, et la construction préfabriquée avec les nouvelles possibilités du bois contrecollé-croisé, avec sa facilité de transport hors concurrence et la rapidité de montage, ce qui est important à une telle altitude. Les qualities physiques du bois permettent une construction directe, écologiquement optimale : les éléments en panneaux de contrecollécroisé sont à la fois porteurs et isolants – une isolation supplémentaire n’était pas nécessaire, le refuge ne servant qu’en été. Cette construction pur bois, sans isolants ni matériaux d’habillage etc., peut – franchement – pourrir là haut sans problème. A cause des intempéries extrêmes, nous avons fait protéger toutes les façades en bardeau, et en peu d’années le bois grisonnant aura établi son dialogue avec le paysage de pierres ».
Kaufmann a délibérément fait de ce chalet un refuge, pas un hôtel. C’est un refuge d’été, le confort offert est proportionnel aux attentes à cet endroit, les circulations et les dortoirs ne sont pas chauffés. L’installation technique est réduite au minimum, le chauffage se fait par un poêle de masse en faïence et les excédants thermiques produits par l’assainissement de l’eau alimenté par un couplage chaleur-force par photovoltaïque et huile de colza. La devise « l’innovation à travers la réduction » apparaît déjà au niveau de l’approche typologique. La nouvelle construction pose un volume compact à pans de toit raides à la place du vieux refuge, avec un important porteà-faux côté vue sur la vallée, dépassant de loin le mur de soutènement.
Le socle de béton, camouflé avec des pierres des environs, est rempli de débris de la démolition, la bâtisse ellemême est faite de panneaux de contrecollé-croisé d’épicéa. Les murs extérieurs au rez-de-chaussée forment des plaques porteuses, qui soulagent le porte-à-faux par leur ancrage au socle. Sur ces plaques est fixé l’allège de l’énorme baie vitrée du mur pignon, et l’allège retient les éléments plancher de la salle du refuge. Le plancher d’étage et le toit à effet de plaque contribuent au contreventement de l’ensemble. Une petite dépendance qui, elle, est bien isolée du froid sert de d’hébergement sans services en hiver.
(Otto Kapfinger - wood works)